Comment survivre dans un aéroport. Mes conseils de voyageuse assidue

De mon premier vol à aujourd’hui.

 

Je me souviens la première fois que j’ai pris l’avion seule. C’était en 2008. Un vol Paris – Pékin qui marquait le début de mon premier voyage en solitaire à l’étranger. Mes parents m’avaient accompagné jusqu’à la salle d’enregistrement. J’avais peur de quitter mon pays pendant 4 mois et en même temps j’étais très excitée à l’idée de cette nouvelle aventure. C’était il y a un peu plus de 10 ans. Aujourd’hui, je ne compte plus tous ces départs en direction du monde entier. Me retrouver dans un aéroport est comme un petit rituel, un espace-temps à part entière qui n’a pas perdu de son charme mais que j’ai su apprivoiser au fil des années. J’adore arriver en avance dans un aéroport pour y continuer mes tâches quotidiennes presque comme à la maison.

J’ai beau voyagé ces 10 dernières années. Lorsqu’il m’arrive un problème dans un aéroport, pour un vol retardé ou annulé, je suis plutôt du genre à accepter patiemment et à ne rien demander à personne. Je me dis que cela ne vaut pas la peine de faire une réclamation ou de demander des indemnités pour le retard de mon avion… Parce qu’autant vous dire que j’en ai connu des retards de vols depuis tout ce temps ! Tout cela pour en venir au fait, que je viens de découvrir Flightright. J’ai appris qu’avec ce site, en cas de vol surbooké, de vol annulé ou de retard, il suffit de rentrer ses informations de vol pour enclencher une demande de remboursement ou d’indemnisation auprès de sa compagnie aérienne. Cela vaut notamment pour l’annulation de vols de la compagnie Air France (je vous mets le lien pour vous renseigner directement sur leur site). D’ailleurs la bonne nouvelle, c’est qu’on peut faire une réclamation jusqu’à 5 ans après. Ça vaut le coup de fouiller un peu dans sa boîte mail pour récupérer ses anciens billets électroniques

Quand j’étais en stage à Bangkok (il y a 5 ans de cela), la galerie d’art où je travaillais était dans l’aéroport de Suvarnabhumi. J’aimais beaucoups être au contact de voyageurs du monde entier. Chaque jour, j’adorais me balader dans l’aéroport. En découvrir les moindres boutiques, toilettes et autres pièces secrètes. Je crois que c’est aussi à partir de ce moment que j’ai totalement désacralisé l’Aéroport et que je l’ai même apprivoisé.

Et en même temps aujourd’hui je me demande si ce n’est pas un peu dommage de ne plus voir cette étape de l’aéroport comme une étape primordiale du voyage. Le voyage fait parti de ma vie, j’ai besoin de me retrouver dans des cultures étrangères, aux quatre coins du monde. Et le plus souvent possible. Mais en même temps, j’en arrive à une réflexion où je me demande si je ne pourrais pas réduire mon impacte environnemental en changeant mes habitudes de voyage. Comme qui dirait voyager moins, pour voyager mieux.

Prendre l’avion est devenu très facile. Les vols sont, eux aussi, de moins en moins chers. En quelques heures on se retrouve à l’autre bout du monde…

Parfois, j’aimerais presque retrouver cette appréhension du voyage que j’avais il y a quelques années. Peut-être pour donner encore plus d’importance à chaque expérience à l’étranger. J’aimerais mettre un peu plus de sens sur mes voyages et aussi réévaluer, prendre conscience même, de l’impact sur l’environnement de mes itinéraires en avion.

Voici d’ailleurs quelques idées de choses à faire quand on attend son vol dans un aéroport. Pour ceux qui aiment arriver en avance comme moi ou qui ont un vol retardé…

Un dernier repas

Que ce soit pour un vol de départ ou de retour en France, cela signifie dans tous les cas que je ne vais plus manger la même chose pendant quelques semaines. Alors, j’aime faire le tour des cafés, restaurants ou petites boutiques pour déguster une dernière fois des spécialités typiques du pays que je quitte. Quand je suis à l’aéroport de Paris, je prends le temps de m’arrêter dans une boulangerie pour manger une dernière viennoiserie ou un dernier sandwich (pour d’autres cela sera peut-être un dernier Starbucks… Bien que maintenant on retrouve cette chaîne dans de nombreux pays.). Quand j’étais à l’aéroport de Bangkok, je suis allée en quête de brioches vapeur avec haricots rouges à l’intérieur et de thé au lait thaï. Je peux vous dire que cela occupe un certain moment 🙂

Une séance de yoga improvisée

Désormais, j’aime voyager avec mon tapis de yoga dans le sac à dos pour être certaine de pouvoir en faire où je veux quand je veux. J’adore faire du yoga dans les aéroports. On relâche les tensions, on prépare son corps à passer plusieurs heures en position assise, sans bouger et surtout : le temps passe très vite ! En général, je m’arrange pour trouver un endroit à l’écart, où il n’y a pas trop de voyageurs pour être au calme. Par contre, il vaut mieux mettre une alarme pour ne pas s’endormir en Savasana et manquer son vol (ce qui a failli m’arriver )!

Netflix ?

Personnellement je n’ai pas de compte Netflix mais quand on doit attendre 4-5 heures dans un aéroport, trouver une source de divertissement, c’est important. Maintenant tout le monde (ou presque) possède la 4G sur son téléphone pour regarder des vidéos, des séries, des documentaires ou des films sur son téléphone. À l’étranger, la plupart des aéroports maintenant proposent du wifi gratuit.

Lire, écouter des podcasts ou travailler : être productif !

Je crois que j’aime bien arriver à l’aéroport en avance. Déjà cela m’enlève le stress des transports et puis cela me donne l’occasion de faire des choses que je n’avais pas eu le temps de faire avant. Comme par exemple, lire un article sur un blog qu’on remet au lendemain depuis des semaines, écouter un podcast sur le développement personnel ou même travailler ! J’adore travailler dans les aéroports. Je m’installe à une table, je sors mon ordinateur, je me connecte et voilà comment je convertis 2 heures d’attente interminable et 2 heures de travail productif.

Faire le point sur son voyage

L’aéroport c’est une zone de transit, c’est un entre-deux, une parenthèse. Je trouve que c’est un bon moment pour sortir un carnet de notes et de faire le point sur ce qu’on quitte et ce qu’on (re)trouve. Avant un voyage, je peux noter les choses que j’ai hâte de découvrir, mes attentes, mes peurs également. En rentrant de voyage, j’aime faire le point sur toutes les choses qui m’ont fait grandir (expériences, rencontres…), mon état d’esprit et peut-être aussi ce que j’aimerais changer dans mon quotidien en rentrant. Je trouve que c’est nécessaire de faire le point à l’écrit pour donner plus d’importance et de sens aux expériences que l’on vit et comment cela nous impacte.

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *